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Publié le par Cath

C''est sous ce beau soleil d'automne que nous nous retrouvons sur la terrasse de Pat à siroter une limonade tout en papotant.

 

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Simplement, aujourd'hui, je resterai muette et laisserai la parole à Philippe qui lors de nos dernières ou premières vacances, enfin je sais plus, a assisté à une corrida portugaise tandis que je visitais la ville de Bayonne.

 

Le sujet risque de vous choquer, moi non plus je n'aime pas la corrida. Cependant n'y voyait de la part de Philippe aucun goût pour le sang ou l'avilissement du taureau. Il n'y voit qu'un art, certes discutable, une coutûme toujours en vigueur, entre autre, dans le pays basque. Lorsqu'il en parle, on entend beaucoup de respect pour chacun des protagonistes : homme, cheval et taureau.

 

Bon je ne dis plus un mot: A Philippe.

 

Le 14 août 2013, après avoir passé la journée entre France et Espagne, Laurent et moi nous rendons aux arênes de Bayonne pour assister à la corrida portugaise. cette dernière est pratiquée à cheval. Dans cette forme de corrida,le taureau n'est pas mis à mort, contrairement à la corrida espanole ( toreador à pied) ou la corrida rejon ou le matador tue le taureau à cheval.

 

Désolée de t'interrompre, "Toreador"...tu as trop écouté Carmen!!! Ce mot est un peu désuet, tu devrais dire torero ou matador...bien que à l'origine le toreador désignait un torero à cheval. Bon en fait tu as raison...grrr! Je me tais!

 

On arrive à 20H00 aux arênes, il fait très beau.

 

A l'extérieur, on peut admirer à loisir les chevaux parés de leurs plus beaux atours.

 

 

 

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On peut voir aussi un cabalero en train de détendre et de faire travailler ses chevaux.

"Les cabaleros sont là quand dans la posada on apprend qu'elle danse...ok, je ne chante pas non plus!"

 

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En gagnant l'arène, on croise les forçados de chamusca.

 

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Nous les verrons à l'oeuvre tout à l'heure.

 

"Hummm, non j'ai rien dit, mais je suis sure que les filles auront toutes remarqué!"

 

On gagne nos places, l'arène est presque vide, seuls les musiciens sont au complet.

 

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Petit à petit, l'animation gagne les coulisses.

 

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La musique assure l'ambiance,

 

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concurrencée par les cris du vendeur de chouchous

 

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"En tout cas, tu ne m'en as pas ramené!"

 

Les spectateurs arrivent.

 

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La dramatique se met en place.

 

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Commence alors le Paseo. Au son d'un paso doble, nous assistons au défilé de tous les participants précédés par les alguazils vêtus de noir qui, après avoir salué la peésidence, repartent chercher le cortège à l'entrée du patio.

 

 

 

 

 

 

"Moi je suis la reine du paso doble, je ne vous en ai jamais parlé? Tu sais danser le paso doble Philippe?"

 

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Arrivent alors les forçados de chamusca

 

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Puis les Peones en habits de lumières, ils sont chargés d'aider les cavaleiros lors de la corrida.

 

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Les peones sont suivis des areneros qui remettent le sol de l'arène en état après le passage de chaque taureau.

 

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Les différents acteurs, formés en lignes, font face à la présidence.

 

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Je remarque alors un détail émouvant.

 

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chaque forcado a tracé une croix sur le sable de l'arène.

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Arrivent alors les cavaleros:

 

Marcos Bastinhas (au milieu)

Roberto Armendarez (à gauche)

et  Ginés Cartagena

 

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Ils adressent un salut à la présidence puis effectuent le tour de l'arène face au public.

 

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"Ah oui ça le fait! Mais dis moi, c'est normal le costume Louis XIII en cette occasion?"

 

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avant d'exécuter une parade à cheval.

 

Les alguazils, après en avoir demandé l'autorisation à la présidence, remettent les clés du toril à un arèneros.

 

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Les peones déplient les capes pendant que les alguazils quittent l'arène.

 

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Marcos Bastinhas fait son entrée dans l'arène sur un cheval blanc, il salue le public.

 

"Moi j'aurais pas choisi le rose mais j'ai choisi cette couleur pour écrire, question d'esthétisme...'

 

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On lui remet le premier farpa, sorte de lance avec un harpon fixé au bout. Il demande l'entrée du premier taureau.

 

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Le taureau longe les barrières en chargeant les peones 

avant d'être ramené au centre de l'arène par quelques passes de capes.

 

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"Olé, je suis certaine qu'on doit être emporté par l'ambiance, la musique et les cris de la foule"

 

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Une fois posé, le farpa se détache du manche tenu par le cavaliero, libérant un fanion avec lequel ce dernier va attirer le taureau, l'invitant à patager un ballet surréaliste.

 

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Taureau, cheval et homme ne semblent plus faire qu'un.

 

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La pose du 3ème farpas clot le tercio de farpa. Commence alors le tercio de banderilles.

La transistion entre ces deux tercios est gérée par les peones qui maintiennent le taureau au centre de l'arène pendant que le cavalier change de monture.

 

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Le cavalier fixe le taureau avant de s'en approcher afin de déclencher sa charge et de poser sa banderille.

 

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"J'avoue que les risques sont patagés, le cheval est l'homme peuvent être encornés à tout moment"

 

Après avoir posé les banderilles longues, changement de cheval puis pose des banderilles courtes.

 

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Marcos Bastinhas termine le tercio par une pose de banderilles à deux mains.

 

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"Evite quand même les images où l'on voit le sang couler sinon les copinautes vont nous zapper"

 

Après avoir renvoyé son cheval à l'écurie, il salue son public au centre de l'arène.

 

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"Un côté danseuse...ridicule... Le taureau de Cabrel n'a pas vraiment tort! Non je dois admettre qu'ils ont beaucoup de prestance"

 

Pendant ce temps, les forçados prennent entrent dans l'arène.

 

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Placés en ligne, ils s'apprètent à exécuter le troisième tercio, la "Pega".

 

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Le premier forçado revet un bonnet vert et défie le taureau, l'incitant à charger.

 

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La suite se passe de commentaires

 

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Ils arrêtent le taureau à mains nues puis me relachent. Leur sortie est protégée par l'un d'entre eux qui reste accroché à la queue de l'animal.

 

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Le taureau, apaisé est alors relaché.

 

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Il regagne alors le toril pendant que le cabalero, le forçado de tête et les peones reçoivent une ovation du public.

 

" Le taureau mérite aussi d'être ovationné!! Il a combattu avec courage et dignité!'

 

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Le mouchoir rouge tenu par Marcos Bastinhas signifie qu'il a obtenu symboliquement une oreille de l'animal en récompense de son travail.

 

 

A tour de rôle les trois cavaleros affronteront en tout six taureaux.

Les plus belles photos des cinq taureaux suivants feront l'objet de futures pubications.

 

Hasta luego!!!!


"Philippe, c'est une corrida portugaise!!!! Dis plutôt Até breve. Mais tu as raison c'est TON  article!!! et je te remercie de l'avoir rédigé et d'avoir choisi pour nous ces photos parmi les centaines que tu as prises pour ce reportage.

 

Voilà les filles, j'espère que ce sujet ne vous a pas choquées. Il est fait juste pour vous faire découvrir un peu plus du pays basque.

 


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Valérie 11/10/2013 16:31


pour être franche, je suis contre les corridas, je trouve çà lâche de faire souffrir les taureaux pour le plaisir


j'ai pas regarder les photos jusqu'au bout


mais certaines photos sont belles, bisous

boubou 06/10/2013 18:11


coucou les photos sont belles, moi je ne pourrais jamais assister à ce genre de chose, c'est criminel de faire ca à une bête parce que c'est un spectacle, une tradition, c'est horrible, pauvre
bête.Biz boubou

chemindetables 03/10/2013 15:33


un magnifique reportage par la très grande qualité des photos, les commentaires et explications parfaites, bien sur ta touche d'humour super


Philippe tu as fait une série de photos formidables  et on suit le spectacle comme si on y était guidé par tes commentaires et plein de noms je ne connaissais pas du tout


c'est en effet quelque chose d'autorisé, d'ancestral et que des tas de gens adorent alors je ne suis pas du tout choquée par ce billet et je comprends cette passion


mais perso ça ne me tente absolument pas .......


et c'est sur c'est bien criminel de faire ça au taureau, il souffre beaucoup même si pas mis à mort


il doit lui falloir du temps pour cicatriser, je ne sais pas s'il combat de nouveau après ??? si oui combien de  fois ??? ou boucherie ???......etc etc.....


j'ai visité une manade en camargue et ils élevaient des taureaux pour des combatsj'ai bien vu la passion de ces gens


merci de ce billet grandiose même si sujet pas facile  et personne surement qui dira aimer ça......


gros bisous


patricia

Au fil du temps 02/10/2013 16:11


un spectacle et parait-il un art - comme la majorité je n'apprécie pas du tout - mais les photos sont très belles et on suit tout le déroulement de la corrida - comme ça je n'aurai pas besoin
d'aller sur place pour voir !

Frieda 02/10/2013 14:52


Bonjour Cath


Remarquables ces élégants sur tes images


Merci pour ce beau reportage


Bisous


Frieda

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